lundi 14 décembre 2015

Compartiment fumeur svp




Il ne faut point se hâter de remonter la pente
                 -  la pente descendante de l'existence -

non merci,
je préfère toujours rêver
et tant pis
Tant pis !
Si je reste décalée
       - si je n'habite guère ma présence en société -
déphasée au point d'en être
                                  déphrasée
            absente de ses mots, de ces mots de l'absence
                             des mots sans moi
                           sans moi, je vous prie

Parler comme un automate
            des saisons
qui passe son temps à faire
de la pluie et du beau temps
faire jusqu'à tuer son temps intérieur
si intérieur il y a
s'il y avait un intérieur où vivre




Mais on ne vit pas à l'intérieur
on rêve :
on se rend à la gare des arbres centenaires
on en prend un en marche, sur le quai du ruisseau
arbre à grande vitesse
et sa correspondance dans les cimes : un nuage avec compartiment spécial pour rêveur à demi-ensommeillé

compartiment fumeur svp



5 commentaires:

  1. Bonjour,

    je n'ai rien de plus intelligent à dire que ça: je vous aime bien, dans votre existence blogistique... Ce que j'imagine de vous à travers tout cela me plaît.

    Voilà!

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    1. Voilà ce que disait Oscar Wilde à propos de l'intelligence : "Je suis si intelligent que, parfois, je ne comprends pas un traître mot de ce que je dis" et "Aujourd'hui tout le monde est intelligent. On ne peut aller quelque part sans rencontrer des gens intelligents. C'est devenu un véritable fléau social."
      Merci Dilettante, voilà !

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  2. de bien belles photos et un texte qui parle fort à l'intérieur...
    merci Elly

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  3. Pas mieux que Jean Jacques ou En dilettante, j'aime toujours te lire, Elly, et ce texte-ci me touche particulièrement aujourd'hui (quand il m'avait laissé plus indifférente une autre fois). Et puis ces arbres sur le ciel... Superbe, à nouveau.

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