vendredi 5 février 2016

Après la fin

J'ai souvent pensé que la vie était plus douce dans un film, dans un livre, dans une histoire en somme dont on connait la fin. Et surtout quand la fin rime avec bien... Pas forcément une fin en forme de conte de fée, mais une fin du genre Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Je pense que cette fin là pourrait me convenir. Une fin complètement magique, irréaliste ; une fin qui ne serait qu'un commencement sans suite, qu'une rencontre et des perspectives, qu'un aperçu, une tendance, peut-être une promesse, voire un pur fantasme ; une fin livrée toute entière à l'imagination. On pourrait dire une fin qui n'existerait pas, une fin inexistante. 
La vie, celle qu'on dit vraie, réelle, ce n'est vraiment pas de chance, on n'en connaîtra jamais la fin. 

6 commentaires:

  1. Des envies comme ça, plusieurs fois par jour, tous les jours !

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  2. Une bien belle inversion de la phrase de Malraux qui déplore que la mort mue la vie en destin.

    Heureux de vous relire.

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  3. « J'ai souvent pensé que la vie était plus douce dans un film, dans un livre… »
    Cela me fait songer à ce plaisir éprouvé dans un film à ces infimes détails que sont le crissement de pas sur le gravier, un froissement de feuilles, ce whisky servi avec nonchalance, regard jeté sur une bibliothèque chaleureuse, un filet de buée sur une vitre, un dégradé de couleurs… Dans un roman cela peut être une odeur suggérée, une ambiance, la futilité d’un échange, une description minuscule, à la façon de ce petit pan de mur jaune dans La recherche…Ces choses que l’on a tendance à oblitérer dans la vie réelle… La cause en est sans doute une saturation émotionnelle, notre esprit, bombardé de mille et un affect, ne pouvant tout appréhender à la fois – tandis que la concentration sur une scène cinématographique, l’absorption dans un récit, favorise la perception de ces petits rien pourtant essentiels…
    Ce manque d’acuité au quotidien à des airs de fatalité ; mais rien n’empêche parfois la saveur de ces instants suspendus sur la crête d’une vague évanescente…

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  4. Des instants suspendus, comme un rêve d'éternité, oui, on en voudrait plus souvent...
    Merci pour vos lectures.

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  5. en quelque sorte, avec la vie on reste sur sa fin

    Belle journée Elly

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    1. tu as toujours mille fois raison

      Belle soirée JJ

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