vendredi 19 février 2016

Ombres au tableau




 




Les murs ont comme un air de fosse éternité
pour ombres décharnées, des ombres suspendues
sur le zoom d'un instant, vérités mises à nues
aux heures effacées, aussitôt oubliées

elles empreintent des murs en errance immobile
elles s'inventent des riens et c'est déjà beaucoup
des nuances de gris aux vieux roses tout doux
comme une ombre au tableau, un mirage fragile

le miracle d'un temps, le temps d'une illusion
les fait sortir de l'ombre à la lumière folle
et font leur cinéma, deviennent des idoles
et sans l'ombre d'un doute elles jouent la confusion




8 commentaires:

  1. Réponses
    1. Merci JJ, ce poème m'a fait transpirer. Cela faisait un bail que je n'avais pas plancher autant. Et par un heureux hasard, ces quelques clichés pour l'accompagner.

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  2. Les maux s’accordent avec tant d’harmonie à cette grisaille criblée de branches en suspend…
    Un texte à la puissance sombre, faisant vibrer les cordes les plus intimes.

    Et voilà qui me fait songer à ce vieil album de Cindy talk… « Camouflage heart »…
    https://www.youtube.com/watch?v=VvQeJ__b1p0&list=PL4B01A108B9C42C33&index=5

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  3. Merci Xavier :-) La chanson est trop glauque à mon goût actuellement, foutrait même des angoisses... mais merci aussi.
    A très bientôt

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  4. Très belle correspondance, mots et images dansent poétiquement. Merci Elly.

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  5. magnifiques ce poème et ces empreintes d'ombres de feuilles et de branches sur les murs où frémit la lumière.

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