dimanche 15 mai 2016

« Avec des certitudes, point de style »


Une fois n'est pas coutume, il me vint l'envie de photographier le soleil.  Ce jour là, le temps tournait à l'orage. Dernière belle journée cependant, avant une semaine bien pluvieuse...
Nous ne sommes pas encore au mois de juin, mais je me souviens d'un petit poème écrit il y a plusieurs années.


 
Les gouttes de gris


Sous les cieux granit
se trame un déluge,
des gouttes de gris
font tout un grabuge.

Les bras nus frissonnent,
frou-frou de la pluie;
les ondées fredonnent
comme un air d'ennui.

Tout le jour s'égrène,
seconde en poussière;
le temps est en peine,
sombre sa lumière.

Et je me demande : sera-t-il pluvieux?
Sera-t-il pluvieux ce vieux mois de juin?





4 commentaires:

  1. Ces photographies me font songer aux couvertures de deux albums des Cures : Seventeen seconds & Faith ; une question d’ambiance sans doute… Ce beau poème habillé de gris y est aussi sans doute aussi pour quelque chose… Quant à la science du langage, c’est paradoxalement une matière ardue ; nous sommes tous tissé par notre langue – elle coule de source ; mais pouvoir parler entre les langues, pour reprendre l’expression de Barbara Cassin, être en mesure de se mettre en miroir, de décanter un commun et mettre à nu les rouages de la grammaire et du pensable, voilà une entreprise ambitieuse – avec un nombre défini de lettre se dessine un infini…

    Très belle journée : )

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    1. Les sciences du langage, domaine finalement très vaste, sont passionnantes, à mon humble avis :-) Et tu résumes très bien une problématique fondamentale (oui, une entreprise ambitieuse) à laquelle elles tentent d'apporter quelques éléments de réponses, et à défaut quelques éléments de réflexion.
      Merci du passage et très belle journée également à toi.

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  2. J'aime ce poème et sa douce mélancolie, et les photos sont tout à fait saisissantes. Le ciel c'est toujours fascinant

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