vendredi 6 mai 2016

bref

Les vacances scolaires et à présent ce long week end ne m'aident pas à avancer dans ce travail que j'aimerais terminer, si je le pouvais, par un simple coup de baguette magique. Mais voilà, si je veux obtenir quelque légitimité dans ma fonction professionnelle, un master 2, ça ferait bien sur le cv, hélas ! Enfin, il faut bien avouer que cette recherche, bien que trop abstraite pour mes cellules grises et dans laquelle je me perds, m'intéresse au plus au point, même si elle s'avère également bien douloureuse par certains côtés. 
Aussi, pour la partisane du moindre effort que je suis, ayant toujours miraculeusement gravi les marches scolaires en passant au moins la moitié de mon temps ailleurs, il est bien difficile de faire acte de régularité et de discipline. Même si je m'amuse de rédiger mon essai, sans me soucier de rentrer véritablement dans les cadres (tant pis si les normes ne sont pas toutes respectées !), la tâche est d'autant plus compliquée qu'une enfant tourne autour de moi, et me harcèle parfois pour que je lui trouve quelque divertissement. Et comme les neurones sont usées et fatiguées, il ne m'en faut pas beaucoup pour céder à la tentation de la procrastination. 

- Je m'ennuie, me dit-elle. 
- Pourtant, c'est bien de s'ennuyer...
- ...
- Bon d'accord, je t'emmène au parc ! (allons nous balader, que diable ! avec ce beau printemps...)

Alors, je me munis de mon superbe appareil sony cyber shot de touriste, et je me dis que je pourrais me prendre pour une street photographer. Sans aucun doute ne deviendrais-je une nouvelle Diane Arbus, mais c'est pas mal pour pallier un ennui existentiel.


 l'enfant terrible


 Il suffit de peu pour redevenir singe.


 Une vue du parc


 L'arbre : une valeur sûre

5 commentaires:

  1. Si on était sur Facebook, je mettrai des Like à tous tes textes et photos. Cela dit, l'extrait de ton mémoire, est quand même un peu impénétrable pour moi. Bisou

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    1. Il est impénétrable pour moi aussi ! :-)

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  2. Les ressorts de la procrastination sont multiples et vous devez, sans doute, connaître les votres. Je vous livre, toutefois et à toutes fins utiles, mon expérience ancienne d'une rédaction laborieuse d'un mémoire dont le sujet n'avait rien à voir avec le votre, mais peu importe. Pour faire simple, je me mettais la barre trop haut, j'en faisais une montagne (c'était d'ailleurs le thème du mémoire). Je faisais aussi de ce mémoire, du passage qu'il symbolisait, un élément majeur et déterminant, malgré des années d'études en dilettante. J'avais peur que son insignifiance révèle ainsi une certaine imposture, d'autant plus, que pour une fois, je m'impliquais sérieusement. Je voulais que son contenu soit le plus globalisant possible, voire parfait. Tout ceci, selon ma boussole personnelle, je ne prétendais pas révolutionner quoique ce soit. De plus, ce mémoire était un pont, un passage, une porte. J'avais aussi un peu peur de ce qu'il y avait après, alors, je retardais son franchissement, son achèvement. J'ai une attirance pour les moments d'équilibre, border line, intensément vivants. J'étais déjà aussi porté sur la contemplation, l'émerveillement face aux brins d'herbe, ce qui n' a pas , non plus, accéléré ma production.
    Après plusieurs échéances repoussées, plusieurs instants de joies ratés (je ne peux pas venir, j'ai mon mémoire à finir...), j'ai fini par poser le point final de cette oeuvre magistrale injustement ignorée!
    Et puis, le jury n'a pas posé les questions auxquelles je m'attendais, j'ai eu mon diplôme,personne n'est venu faire opposition, on a bu un petit verre, et retour chez moi. Tout çà pour çà!
    Au final, je suis bien sur satisfait d'avoir bouclé le travail même si j'avais sur la fin l'impression de bacler un peu l'affaire. Je suis aussi satisfait de l'avoir réalisé avec conscience, exigence et sérieux. Il n'a pas, par son contenu, était déterminant, mais ce passage fut décisif pour, à sa suite, déserrer progressivement le frein à main. Et puis, bien sur, malgré le mot fin, l'histoire ne s'est pas arrêté là.
    Je vous souhaite donc d'en finir au plus vite (avec votre mémoire, bien sur)
    Avec mes amicales pensées et mes encouragements

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    1. Merci pour le partage de votre expérience et merci pour les encouragements. Quelque part, je crois me retrouver dans ce que vous dites... Parfois, je me demande ce que pourrait m'apporter de plus ce mémoire hormis un diplôme de plus. C'est tout le problème. Une évolution socio-professionnelle peu probable ? Dans un domaine qui parfois me lasse terriblement, mal payée de plus pour tout le travail que cela demande. Mais que faire d'autre ? (je songe parfois à un CAP de cuisine...) Et pourtant, il faut bien travailler un peu, avons-nous le choix ? ... Ah, quelle existence ! :-)

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  3. Je ne sais pas quelle plue-value professionnelle vous apportera ce diplôme, mais l'achèvement de votre mémoire sera source de satisfaction entre vous et vous. Ne serait ce que pour ne plus y penser.
    Le travail, le choix ... celà appelle des développements infinis que je peine à synthétiser à l'écrit. Il fait beau. Je vais m'étendre dans le jardin.
    Au travail!

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