mercredi 4 mai 2016

En passant

C'est que parfois une impression d'irréalité m'envahit. Les choses s'étrangent lentement autour de moi. Un sentiment d'infamiliarité me submerge. Je me sens comme projetée à l'extérieur de tout. 
Et c'est comme si le temps, soudainement long, devenait palpable.


 Elles ont sans doute quelques secrets d'enfance à échanger... Et pendant ce temps, je rendais visite à l'arbre esseulé.






Une traversée, un chemin de traverse
un passage

8 commentaires:

  1. Cette dernière photo a quelque chose d’envoûtant...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Peut-être est-elle une métaphore de notre passage sur terre ? Ce passage qui retient toute notre attention pendant un temps, à travers les âges..

      Supprimer
  2. C'est beau et c'est un beau travail ******

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Colette, j'y retourne au travail, laborieusement à vrai dire. A bientôt

      Supprimer
  3. J'avais oublié de vous dire que ce passage "C'est que parfois une impression d'irréalité m'envahit. Les choses s'étrangent lentement autour de moi. Un sentiment d'infamiliarité me submerge. Je me sens comme projetée à l'extérieur de tout.

    Et c'est comme si le temps, soudainement long, devenait palpable." m'a touché. on se sent moins seul. "L'inverse" est tout aussi troublant mais bien moins inquiétant, en ce qui me concerne. La sensation d'une familiarité souterraine avec la nature sous toutes ses formes. J'ai mis inverse entre guillemets, parce que cette étrangeté ne procède-t-elle pas de la perception intense d'une présence, d'une réalité devenue familière, re-découverte avec des yeux d'enfants?
    Bien à vous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis contente que ce passage vous touche et vous parle. On se sent moins seule, aussi. J'ai essayé d'écrire ce ressenti, cette expérience corporelle qui me saisissait parfois quand j'étais adolescente de façon assez déroutante. Je pense connaître aussi la sensation inverse : il m'est arrivé durant des cueillettes de légumes, de m'arrêter au milieu d'un champ, et traversé(e) par le vent, contemplant l'étendue, ressentant le paysage, vivre cette sorte de connivence avec la nature environnante. Belle sensation de sérénité et de bien être, moment privilégié où la mante religieuse dans les haricots verts, par ex, vous émerveille !

      Supprimer
  4. Oui la connivence avec la nature environnante... Cela m'arrive moi aussi. C'est parfois inexplicable. Vous lisant il me semble parfois que nous sommes semblablement accordés au monde. C'est étrange...

    RépondreSupprimer