jeudi 9 juin 2016

Improvisation

Le soir, en flânant,
Je contemple le monde, l'instant d'un vol d'oiseau.
Ces monts, grands ou petits, les nuages les mesurent,
Ces arbres, souples ou droits, le vent les a jaugés.
Mille automne ont passé, l'eau garde son visage.
Mille générations ont contemplé la lune, pareille à elle-même.
On connait toute chose,
Seul le cœur humain reste insondable.

Nguyen Trai (15è siècle)


1 commentaire:

  1. Il y a décidément des choses qui ne changent pas, d'une époque à l'autre, cette sensation de tout connaître excepté soi et la contemplation...

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