vendredi 30 septembre 2016

Pour vivre quelque part

Comme un facteur Cheval
qui sculpte ses désirs
J'aimerais bien bâtir
une œuvre originale

Je la ferais de mots
d'intérieur, de silence
mots rieurs, mots qui pensent
un conte incognito

y a-t-il d'autres voies
entre les voix du je
que se donner du jeu
entre le monde et soi ?

A partir d'un chaos
plein d'âmes étrangères
j'en ferais une terre
un lieu intermezzo

Je serais architecte
comme un facteur Cheval
d'un palais idéal
je serais un dialecte

6 commentaires:

  1. En écho à ton beau poème, celui-ci :

    "Je cherche un mot
    vaste et chaud comme une chambre
    sonore comme une harpe
    dansant comme une robe
    clair comme un avril

    un mot que rien n'efface comme une empreinte dans l'écorce
    un mot que le mensonge
    ne séduit pas

    un mot pour tout dire
    la mort la vie
    la peur le silence et la plainte
    l'invisible et le doux
    et les miracles de l'été

    depuis si longtemps je cherche
    mais j'ai confiance en vous:
    il va naître sur vos lèvres"
    Jean Pierre Siméon
    extrait de: "La nuit respire"

    (l'anonyme est Rém* - poème trouvé sur "Couleurs d'Aencre")

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    1. J'aime beaucoup la fin de ce poème : "il va naître sur vos lèvres"... Merci

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  2. Mots délicats que je goûte et savoure
    un matin buissonnier.

    Merci
    jj

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  3. Le Soi-architecte a partir du chaos a battit le monde oeuvre originale et a donné du jeu entre le je et lui et le monde...

    Marrant ce poème, le Soi qui s'ignore aspire a ce qu'il a inconsciemment déja crée...

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    1. Contente de l'effet comique du poème chez vous, cher Abraxas.
      Hé oui, on peut y voir une foultitude de choses dans un écrit...

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