jeudi 1 décembre 2016

Heureux qui comme toi ne s'éveille à point d'heure



Par un matin brillant et glacial, je suis venue de nouveau te fixer du regard. J'ai tenté de t'immortaliser, encore, cliché après cliché. Je collectionne les stéréotypes de ton inconscience ; ils font ma musique enrayée. 
 

Par un matin givré, j'ai cheminé doucement vers tes rêveries, là où l'ombre se muait en brumes. J'ai dérivé silencieusement vers tes fantasmes informels. Tu écris comme tu dors, au vent de l'inconnu. L'inexistentiel, le froid de tes ciels, ou l'indifférence et sans raison : tu écris comme un charme, une résonance. J'ai entendue ta correspondance par un matin bleuté. 

 
Un spectre flouté de quelques mots impalpables songeait à une idée, lointaine et hors d'atteinte. Une pensée de ton sommeil faisait comme une allusion. 
Parce que la vie n'est pas un combat, mais un abandon.


 Alors, la snif au nez, les joues rougies, les chaussettes trempées, je m'essoufflais, éblouie par ton mirage. Je continuais aveuglément, même si je manquais mille fois de glisser sur l'herbe mouillée, de sombrer dans un courant d'air, de goûter la boue de ton âme. 

1 commentaire:

  1. La vie n'est pas un combat, mais un abandon...
    J'emporte avec moi.

    Magnifique photo d'une région que je ne connais pas.
    Merci.

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