mardi 12 septembre 2017

Où l'on cultive son jardin

Le jardin persan est quelque peu oublié. Il n'est ni faussement sauvage comme l'anglais, ni domestiqué et, si j'ose dire, exhibitionniste, comme le français ; bien au contraire : il est fait pour se dissimuler. Jamais on n'en entrevoit la profondeur d'un regard. [...] Le jardin est fondamentalement miroir de l'âme.
...
Un jardin en dit plus long que mille livres de philosophie...
...
Je finis par comprendre que le jardin persan était en quelque sorte le jardin d'Autistan : celui des gens qui ne se retrouvent ni dans le jardin français, ni dans le jardin anglais. Celui des jardiniers de la marge, en quelque sorte.

Josef Schovanec, Voyages en Autistan, Chroniques des "Carnets du monde", Plon, 2016.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire