samedi 21 octobre 2017

Dead line

Au bout de la rue, après le pont, par la route submersible

L'intérimaire, le naufragé, le clandestin, le noyé, le lecteur in fabula, le scribouillard, l'exilé, le loup solitaire et l'ermite en habits de touriste (why not ?) : tous les passeurs-passant porte-paroles du monde savent que les mots nous mènent en bateau ivre.

(pour le jardin persan de Alf )
(mener quelqu'un en bateau : (translation in english) lead someone up the garden path)

A part cela, Hervé Prudon  a atteint la Dead line y'a pas longtemps :



" La divagation des chiens est interdite dans le jardin."

On peut lire un bel hommage, à cet auteur morbide, désenchanté et fabuleux, chez Antifixion.

6 commentaires:

  1. Salut Elly.

    Tu peux m'en dire plus sur ce que fait le type? C'est de la poésie le livre en question? Tu conseilles vivement?

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    1. Dead line est un récit sombre et délirant, et qui ne manque pas de poésie.
      Un style tout à fait singulier, je le conseille oui.

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  2. Quelle gueule en tout cas! Si je peux me permettre d'amender votre analyse stylistique.

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    1. C'était quelqu'un, en effet !

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    2. En regardant la façade de ce bar, je me demandais ce qui avait emporté la décision du patron : l'"Aube exaltée, ainsi qu'un peuple de colombes" ou le mot "ivre" des Aubes navrantes ou encore le mot "ivre" des Aubes exaltées?

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    3. Je pencherais pour "Aubes navrantes". L'exaltation ne dure pas tandis que l'inverse...

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