samedi 14 octobre 2017

Ici comme ailleurs


j'ai empreinté encore ce chemin automnal
de mes longues pensées, fuyantes
embrumées
j'ai tenté mille fois, de nouveau, comme toujours
d'accorder mon allure à la tonalité
de tes mots, de l'absence 

ils ne sont pas perdus, loin de là, au contraine
ils sont comme le vent, obsédant et tenaces
ils sont comme ces feuilles à l'automne vieillissant
ils se laissent porter, et soufflés, essoufflés
avant de reposer, assourdis, sur mon sol

tu ne le savais pas
je l'ignorais aussi

les paroles s'ébruitent ciel à ciel, terre à terre

 



6 commentaires:

  1. Ce chemin est très beau, ces ramures nostalgiques, et le poème délicatement ciselé. La chute est parfaite.

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    1. Merci ! Il est possible de voir ce chemin sous un autre jour ici : http://hierminuit.blogspot.fr/2015/12/ainsi-va-t-il.html

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    2. ou là : https://hierminuit.blogspot.fr/2016/05/en-passant.html

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  2. "tous les arbres se penchaient pour la caresser"

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    1. C'est la tendresse des arbres pour l'être qui court vers sa fin...

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