lundi 16 octobre 2017

La vie n'est qu'une étrange journée

De retour d'une journée harassante de formation, je repensais au cours que j'animais dans le matin et notamment à la réflexion d'une jeune stagiaire. C'était une réflexion plutôt inattendue et qui semblait découler d'une soudaine prise de conscience. Alors que nous avions passé un peu plus d'une heure à tenter de penser ce que l'instauration d'un éventuel salaire de base ou un revenu d'existence pour tous, - idées qui commencent à pointer aujourd'hui dans nos sociétés lasses d'un système de travail orienté par une idéologie du capital, etc et bla bla et bla bla (en fait ça m'ennuie de plus en plus ce sujet là ) - bref ! je suis encore en train de me disperser dans les idées, et de plus je n'ai aucune envie de faire un effort de cohérence discursive ; je disais donc après presque 3 heures d'enseignement de ce domaine vaste et mystérieux qu'on appelle la culture générale ; après avoir évoqué les grands changements qui affectent nos sociétés (genre l'urbanisation, la démographie croissante, le vieillissement de la population, la mondialisation économique, la circulation de l'information, etc.) et les conséquences en termes de problématiques environnementales, sanitaires et sociales ; cette jeune stagiaire à l’œil quelque peu plus affûté que la moyenne déclare d'un coup, comme touchée par la lumière crue de la raisonnance :
Mais, on va tous mourir en fait.
Je n'ai rien trouvé d'autres à dire sauf confirmer son idée : exactement.
Et voilà ! La vérité sort parfois de la bouche des jeunes enfants qui prennent subitement un coup de vieux. 3 heures à parler des problèmes de sociétés pour en arriver à cette évidence : cela m'a tout de même fait un drôle d'effet. 
La vie n'est qu'une étrange journée qui se clôt par une longue et tout aussi étrange nuit.


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