dimanche 1 octobre 2017

Septembre est parti en fumée




Depuis l'arbre planté là
surgissant au milieu de nulle part
j'ai pris la correspondance pour le ciel gris
compartiment rêveur svp




aux évanouissants
aux esseulés
aux vieux loups solitaires
aux plus moins que rien
et aux ailleurs à jamais
j'ai une longue pensée
extrêmement brumeuse




Ah ! Comme je pourrais rester plantée là
des heures et des heures
à mourir d'ennui
à crever en beauté

 

5 commentaires:

  1. Magnifique ce dialogue texte image.... Oui la brume, pâle septembre qui s'évanouit, l'automne, et bientôt l'heure d'hiver....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ! Je crois que la brume a l'art de magnifier les choses..

      Supprimer
  2. On meurt sans cesse, mais dans la brume c'est un délice...

    L'auto-brumisation, c'est la Voie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous avez entièrement raison cher Marquis. Je pense que vos chèvres dans la brume, et sous les noisetiers, ne diraient pas le contraire. Mourir, c'est vivre.

      Supprimer
  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer