lundi 27 novembre 2017

Conte pour grands enfants


Nocturne (d'après Paul Klee) - Gilbert Garcin, 2004


Et la nuit est tombée sur le bout de son nez
Il a éternué, la poussière a volé
Le prince des atchoum ! ce soir, a mis les voiles
Son monde astéroïde au milieu des étoiles
Avait au bout des yeux un rêve en Voie lactée.

Sa bouille dans la lune, il a sitôt filé
Comme un vieux météore au ciel amouraché
Le prince des ...atchoum, ce soir, noircit la toile
Et la nuit est tombée.

Quand il s'est éclipsé, à l'aube, déserté
Sur ma terre en désastre aux lueurs étiolées
Sa comète a semé des poussières d'étoiles
Et j'ai éternué, et puis j'ai mis les voiles
Princesse des atchoum... en cendres dispersées,
Et la nuit est tombée.


(vieux truc retravaillé un peu)

14 commentaires:

  1. Réponses
    1. Bonne nuit, Elly.
      Et maintenant chut !
      Jusqu'aux environs de trois heures.

      Supprimer
  2. Thanks for dropping by my site--- I love your work!!! C'est magnifique!

    RépondreSupprimer
  3. A vos souhaits!

    Un photographe également inspiré. J'ai bien aimé aussi, du même auteur, dont je ne savais rien, "Faire de son mieux"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Du même auteur ? Je ne comprends pas, il n'a pas écrit il me semble.

      Supprimer
  4. Je voulais parler de l'œuvre photographique de Gilbert Garcin d'où l'expression "auteur de la photo" dont j'aurais pu me passer pour être plus clair.

    RépondreSupprimer
  5. Ces deux personnages juchés sur les hauteurs insondables d'un réseau de lignes anarchiques nous ressemblent. Comme c'est difficile cette "vie" de blogueurs / lecteurs / commentateurs... J'ai un nom et une voix, on devrait commencer par là. Mais l'anonymat est tuant ! Souhaiter bonne nuit : c'est une parole intime, déjà. Comment souhaite-t-on bonne nuit à quelqu'un qui n'existe pas ?
    Est-ce que j'écris ici pour exister ? Je me poste trop de questions. Et ce partage, cette soif de partage d'où vient-elle ?
    J'ai trouvé un trésor, profondément enfoui. Mais il n'y a personne au bout de la ligne de partage. Parce que son nom est personne. C'est une souffrance !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce n'est pas une vie K.role. L'autre jour, je lisais une phrase qui disait quelque chose comme : parce que la jouissance de la souffrance est la plus difficile à couper par la parole. Je l'ai trouvée très juste.
      Ainsi l'on s'échine parfois.

      Supprimer
    2. Et puis on n'est pas anonyme, on est des pseudonymes.

      Supprimer
  6. Bien sûr nous sommes anonymes ! Nous sommes inclus dans la totalité anonyme du réseau. Une fantastique mis à sac des relations inter-personnelles. Et on ne sait même pas avec quoi on joue !

    "L’imaginaire duquel dépend ma survie en tant que psyché me dit aujourd’hui : je suis indésiré, je vais à la poubelle, je suis le neurone automate, joué entre 1 et 0."

    RépondreSupprimer
  7. L'éternuement est un petit phénomène intense, très amusant qui ressemble à un petit orgasme laïque sous ses allures innocentes. Il peut être provoqué lors d'un émoustillement du nez ou des yeux, lorsqu'il y a soudain trop de soleil. Certaines personnes le sentent monter en elles à l'occasion d'une simple évocation érotique (je crois qu'il y a un exemple chez Flaubert, Mme Bovary peut-être). Même sensation de quelque chose d'irrépressible qui va atteindre sa plénitude, éclater et retomber en douceur. A éprouver sans modération.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ce commentaire tout à fait plaisant.

      Supprimer