mardi 21 novembre 2017

L'été derrière soi


Quand arrive l'hiver, c'est bête, on a la nostalgie de l'été. De l'été sous un ciel menaçant.


Nul ne s'oppose à ton salut, nul ne s'oppose à ta mort. A tout moment, tu pourrais te sauver. Mais tout se passe comme s'il avait décidé : "Tu n'écriras pas." Et c'est ce décret qui t'est donné à écrire depuis ce matin et à exécuter. Ton supplice : quand l'écriture que tu aimes comme toi-même se révolte, et te crache le sens, que tu lui as donné, au visage.


Ne te plains pas, c'est ta faute. Si ce que tu redoutais s'accomplit ce n'est pas par hasard : ta mort avait une page d'avance.

Angst, H. Cixous, Des femmes, p. 31.

2 commentaires:

  1. Les deux photos sont magnifiques. Et cette lumière un peu inquiètante. Le texte de Cixous est une bel écho aux images (ou vice versa)

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    1. Merci beaucoup ! Cette appréciation venant d'un photographe pro comme toi me fait très plaisir, moi qui ne suis qu'une amatrice.
      Hélène Cixous écrit avec ses tripes. Ses mots ne laissent pas indifférent.

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