vendredi 8 décembre 2017

Exil de minuit

le jour est à bout la nuit tombe en trombe
exit la clarté place à la pénombre
quand le bleu se noie au soir alentour
exil de minuit au pas de velours
s'éveille songeur le pays des ombres

la lueur a fui ailleurs sans encombre
le ciel assombri tremble pour des plombes
il est loin le temps qui rêve du jour
le jour est à bout

la nuit comparaît délit d' hécatombe
ennui insomnie un pied dans la tombe
le jour agonise et le troubadour
obombre son chant roule son tambour
il faut que tout sombre il faut que tout sombre
le jour est à bout


(Du temps où je m'essayais au rondeau, peut-être en 2012) 




10 commentaires:

  1. Quand le bleu se noie au noir alentour

    Elle sonne bien cette poésie Elly : quand j'arrive au moment assez indicible où « le bleu se noie au soir alentour » : je lis à chaque fois :
    «Quand le bleu se noie au noir alentour»
    Le lecteur après tout peut bien entendre ce qu'il veut, non ?

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    1. Alf laisse un commentaire joli, merci.
      Le lecteur peut évidemment entendre tout ce qui l'enchante.

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  2. Je ne veux pas qu'arrive le soleil.

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    1. Une citation énigmatique, des italiques : voilà un commentaire redoutablement subtil.

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    2. Elly, personne nous regarde.
      Je l'ai écouté presque toute la matinée.
      Et toi ?

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    3. J'ai toujours eu une incommensurable aversion pour cette interprète.

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  3. Elly avoue que ce n'est pas vrai : ne me rends pas ridicule devant tout le monde.

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    1. C'est vraiment pour faire plaisir au petit Alf. J'ai écouté cette chanson deux fois.

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