samedi 2 décembre 2017

On dirait que

tu y es, là bas, à l'ombre de ces grands arbres, sous la forme d'un souvenir d'été indien.


Si tu n'avais pas été si pressé de t'en aller, on aurait peut-être pu partager, encore, quelques grimaces, quelques caricatures, quelques rires agonisants, seuls, ensemble.
Maintenant, je me contente de penser à toi, avec ce lieu que tu gratifiais de ta fragile présence, de ta présence vacillante.

Y'avait tes mômes l'autre soir, frérot, ils étaient ici avec ma Lô. Ils faisaient les fous tous les trois, ils pétillaient des yeux, des joues, ils riaient aux éclats. Je leur ai lu trois petites histoires, une pour chacun, des contes à dormir debout, des contes pour inviter quelques rêves doux, ou fous, ou les deux.
Puis je les embrassais avant d'éteindre la lumière, je leur ai souhaité bonne nuit.
Ils étaient silencieux comme des images, ça a duré trois minutes à tout casser. Alors j'ai crié : ça suffit maintenant, CHUT !

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