jeudi 1 février 2018

Tout près de là-bas

J'irai retrouver le silence et la solitude des monts et des lacs. J'irai me replonger dans une ambiance glauque. Tout ira mal, mais ça ira. J'en ai plus que l'habitude. Rien de tel que la compagnie du silence, de la solitude et des absents pour égayer la morosité. J'écouterai quelques chansons tragiques. Comme la vie serait terne sans musique à faire chialer.
Ce sera presque comme là bas, comme ailleurs, là où il s'en va, entre les monts et les fleuves. Il quitte la saison froide pour des paysages qui lui ressemblent. Il part, il s'envole vers là-bas. Je lui demande alors pourquoi. Pourquoi tu n'y restes pas ? Ce ne serait pas mieux qu'ici ?
Lui, il décolle. Moi, j’atterris. Atterrissage forcé, retour à la terre, au plus bas que terre, à l'envers de la terre. Je redescends, je prends l’ascenseur pour le sous-sol.  Lui, il traverse les airs, il voyage au dessus des nuages.
Il ne sait pas, mais a-t-il à le savoir ? Il sait juste que j'irai squatter sa maison. Il ne sait pas que ça me fera un bol d'air nostalgique, une échappée mélancolique, une méditation en retrait, une rumination sans faim, ailleurs dans les regrets. Et si le temps n'est pas trop sombre, je me rendrais au bord du lac, là où presque tout a dérivé.

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