vendredi 5 janvier 2018

Rencontre sans suite

La rencontre s'est arrêtée là
en suspens, en pointillés
en petits points de suspension
dans un jardin persan qui existe et qui n'existe pas.

depuis l'inattendu
depuis l'inespéré
à partir d'une incoïncidence
par un jeu de hasards et de tremblements de terre

en lignes de fuite
en fuites qui se miroirent
en des lieux-sur-exil
en des temps fictifs

quand l'écriture s'en mêle
quand l'écriture s'égare
quand l'écriture s'allume et puis s'éteint
Dans l'heure indicible

Et si les mots s'emmêlent les corps
(les pinceaux colorés)

il reste le noir
le ridicule et le sublime
deux solitudes
sur la peau

7 commentaires:

  1. Le désir de se sentir reconnu tout en restant caché ... à quoi peut-il conduire ? souvent à d'infimes blessures, égratignures que l'on panse dans la solitude mais qui ne cicatrisent jamais vraiment.

    https://www.youtube.com/watch?v=Gfe4pjjfANY

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    1. Tu as sans doute raison. Merci pour la chanson.

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    2. Oh ! je ne cherche pas à avoir raison. C'est le miroir qui m'a parlé !
      (Cette chanson te ressemble).

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    3. En fait, je n'ai pas de désir d'être reconnue ici, je ne le pense pas, et je n'ai aucune envie d'écrire avec mon nom propre. D'ailleurs, un nom propre, un prénom ne nous ressemble en rien, c'est une étiquette.
      Ici, c'est une sorte de laboratoire d'expérimentations. La reconnaissance, je la travaille ailleurs.. (plus ou moins professionnellement)

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    4. Je parlais d'une reconnaissance intime, profonde : Pour le poète qui parle au nom de la poésie, Pour l'actrice qui parle au nom de son personnage : être reconnue c'est toucher son public sinon : à quoi bon ? Sans cette mise en danger, ce risque de blessure alors c'est un texte qui n'est rien d'autre qu'un texte. Mais je n'y crois pas.

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