vendredi 12 octobre 2018

Est-ce que tu m'aimes encore ?

"Si tu me prenais contre toi, tu prendrais contre toi - les plus déserts lieux."


"C'est ça, oui, la grande manière (grandiose). Et comme je connais ça ! L'arbre est plus grand que soi, l'arbre se surpasse lui-même, - c'est pour ça qu'il est si grand. Un de ceux dont Dieu (par bonheur !) ne s'occupe pas (ils se chargent d'eux-mêmes !) et qui poussent droit au ciel, au septième (nous autres Russes en avons sept)."

jeudi 11 octobre 2018

Montserrat Caballé



La grande cantatrice Montserrat Caballé a quitté la terre. Nous reste sa voix...
On peut éventuellement quitter la terre, aussi, en s'abandonnant à la voix de Caballé.
(le son de la vidéo n'est pas terrible, mais on peut toujours aimer !)

vendredi 5 octobre 2018

3 jours et 2 Nuits

Si on n'atteint pas la dead line,
pas tout de suite,
on peut toujours se rabattre
à 130 km/h environ
sur l'escape lane
(avec la fantaisie)
des voix de détresse :
danger immédiat ;
sortie d'autoroute
vers l'inconnu
des sens interdits ;
une voie de décélération
débouchant sur une aire de repos
en zone hospitalière.
3 jours et 2 Nuits
des cris et des pleurs
des peurs et des larmes
je n'y arriverai pas, c'est trop dur
plus jamais ça stp
j'ai les yeux épuisés

lundi 1 octobre 2018

Fête de la mi-automne

Je n'ai plus beaucoup de souvenirs de cette époque ancienne, lorsque à la mi-automne, durant les nuits plus longues mais encore relativement douces, et à partir de la fin de l'après-midi, nous retrouvions d'autres familles pour fêter la mi-automne. Nous partagions, sans doute, quelque repas, et les mômes se baladaient ensuite avec leurs lampions de papier, éclairés par des petites bougies. 
J'aimerais bien revivre, parfois, ces moments révolus. J'aimerais bien sentir à nouveau les parfums de cette enfance. 


Un automne passé
un automne perdu
des images reviennent
ce cartable d'avant
qui pesait sur le dos
ce vent chaud de septembre
caressant le visage
l'écolier solitaire
et déjà nostalgique
de rien, de je ne sais
quoi, un sentiment trouble
une voix qui soufflait
il y en aura d'autres
des humeurs automnales
et des saisons des pluies

samedi 29 septembre 2018

Les nuits d'été

été 2016


Un deuil, c'est te revoir là où je ne t'attendais pas, là où je ne t'attendrai plus, là où je ne t'attendais jamais. C'est te sentir là où tu ne viendras pas, là où tu ne viendras plus, là où tu ne serais jamais venu. C'est te penser en chaque lieu, dans le plus insignifiant des lieux, dans le plus habité et le plus vide des lieux, dans le plus commun et le plus incongru, un lieu où je ne pensais pas penser à toi, un lieu que tu hantes soudain. 

mercredi 26 septembre 2018

Coincoin et les Z'inhumains

Je pense que je serais en train de faire une grave dépression s'il n'y avait pas, en ce moment, la mini-série complètement délirante de Bruno Dumont, Coincoin et les Z'inhumains !
J'adore. Les humains du monde de Coin coin ont des problèmes d'articulation, bégayent, ont la parole vacillante, incertaine, à peu près ; ils sont nuls, idiots, nazes, bidons, bêtes, ridicules. On pourrait penser que ce sont des caricatures, mais la fiction n'est pas si loin de la réalité. Il tombe de la bouse gluante sur les humains. Les humains ne sont pas dans la merde en vérité. 
C'est l'apocalypse, Carpentier ! La fin des humains, la fin du monde humain. Paroles de l'inimitable commandant de gendarmerie. Personnage inoubliable.
Donc, j'ai regardé toute la mini-série, et demain, je vais voir ma psychanalyste.
A part ça, la lune est belle ce matin.