jeudi 11 juillet 2019

Notre merveilleux palais idéal





Hommage de Charlélie Couture


De Ben




Plonk et replonk





mercredi 26 juin 2019

Rêveries musicales



J'en suis toujours à courir après le temps : cette maladie du siècle. C'est ainsi que je passe beaucoup de temps à ne rien faire, dès que possible. A rien faire, c'est à dire à flâner dans les livres, à dormir, à paresser et à me livrer à quelques rêveries notamment musicales. Je passe ainsi des heures immobiles, à contempler le déclin du jour par exemple. Et hier soir, je sombrais, de nouveau, dans les chansons si poétiques, si sensibles, si intelligentes de Brigitte Fontaine. Derrière son air farfelu, elle est, à mon goût, une des plus grandes philosophes contemporaines : elle compose les plus belles chansons d'amour que je connaisse.

mardi 25 juin 2019

Chat doux démon




Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

vendredi 21 juin 2019

Au bord du lac





Nous avons profité, entre deux orages, d'un moment de douceur au bord du lac. Tandis qu'elle s'endormait dans la chaleur bienfaisante du soleil, j'écrivais quelques mots dans mon journal. Il est agréable de se sentir presque en vacances ; encore une prochaine semaine bien chargée, et nous pourrons souffler un peu. 
Souffler, respirer, voilà peut-être tout ce dont j'aurais besoin dans les semaines à venir tant la fatigue m'étreint le cœur. Depuis quelques mois, je suis essoufflée. Comme toujours, l'endurance me manque. Mais depuis ce printemps, je n'ai même plus l'endurance du discours. Parler m'essouffle et me donne le vertige. Au bout de quelques minutes, ma voix s'épuise. Ma voix s'éteint d'avoir trop fumé. Elle n'a plus que la force d'un murmure. Je dois être en voix d'extinction : juste bonne à paresser sous les arbres, à contempler le frisson des feuilles, en silence. 

lundi 17 juin 2019

Dans le vide de la ville











Il était un jour passé, j'essayais d'entendre la voix de ceux qui crient, sur la place chauffée au soleil, à l'ombre de quelques platanes.

dimanche 16 juin 2019

Si ce n'est pas la pluie



Si ce n'est pas la pluie qui tombe,
ce sont les feuilles mortes
Si ce ne sont pas les feuilles mortes,
ce sont les dents
Si ce ne sont pas les dents,
ce sont les cheveux
Si ce ne sont pas les cheveux,
c'est le ciel
le ciel qui nous tombe sur la tête
Et si ce n'est pas le ciel,
C'est la nuit
la nuit qui tombe sur les corps.